Les risques psychosociaux : ce que la loi vous oblige à faire... et ce que ça peut vraiment changer
22 avril 2026
Ce n'est plus optionnel
Depuis octobre 2025, de nouvelles dispositions de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) sont en vigueur. Vous les connaissez peut-être sous le nom de Loi 27. Concrètement, tous les employeurs visés ont jusqu'au 30 septembre 2026 pour identifier les risques psychosociaux présents dans leur organisation et mettre en place des mesures pour les corriger, les réduire ou les prévenir.
Ce n'est plus une recommandation. C'est une obligation légale.
Mais c'est quoi, au juste, un risque psychosocial ?
La CNESST identifie cinq facteurs principaux : l'autonomie décisionnelle, la charge de travail, la justice organisationnelle, la reconnaissance au travail et le soutien au travail. Auxquels s'ajoutent le harcèlement psychologique ou sexuel, la violence sous toutes ses formes et l'exposition à des événements potentiellement traumatiques.
Sur le terrain, ces facteurs se traduisent rarement par des situations dramatiques et visibles. Ils s'expriment plutôt dans le quotidien : le gestionnaire qui surcharge son équipe sans s'en rendre compte, la décision prise sans consultation qui mine la confiance, l'effort invisible qui ne reçoit jamais de reconnaissance.
Ce sont ces dynamiques qui, accumulées, coûtent cher ; en absentéisme, en roulement, en performance perdue.
Pourquoi c'est une opportunité, pas juste une contrainte
Les organisations qui abordent les RPS comme une simple case à cocher passent à côté de l'essentiel. Celles qui s'y engagent vraiment ; avec une démarche structurée et des données réelles sur leur réalité ; en ressortent avec une équipe de direction mieux alignée, un climat organisationnel plus sain et une marque employeur qui se distingue.
Les bénéfices sont documentés : amélioration de l'engagement et de la performance, diminution de l'absentéisme et du présentéisme, réduction du taux de roulement, relations internes renforcées et attractivité accrue comme employeur.
Ce n'est pas de la théorie. C'est ce qui se passe quand on prend au sérieux ce que vivent les gens qui font tourner l'organisation.
Concrètement, comment ça se passe ?
Pas de formule unique. Chaque organisation a sa culture, ses contraintes et son niveau de maturité ; la démarche s'adapte en conséquence.
Selon le contexte, on peut travailler avec un sondage confidentiel diffusé à l'ensemble des employés, la formation d'un sous-comité dédié, la mobilisation du Comité santé-sécurité existant, des ateliers de travail ciblés ; ou un mix de ces approches pour coller à votre réalité.
Ce qui ne change pas : la rigueur du portrait et la qualité des données. Parce qu'on ne peut pas gérer ce qu'on ne mesure pas.
La livraison ? Pas un rapport de 200 pages que personne n'ouvre. On va droit au but : des constats clairs, des recommandations réalistes, des objectifs concrets et des indicateurs de performance pour suivre les progrès dans le temps.
Vous repartez avec quelque chose d'actionnable.
La vraie question n'est pas si vous devez le faire. C'est comment vous allez le faire.
Le 30 septembre 2026 approche. Mais au-delà de l'échéance légale, la vraie question est celle-ci : est-ce que votre organisation est prête à regarder honnêtement ce qui se passe à l'intérieur ?
C'est là que je peux être utile.
Prenons 30 minutes pour en parler.
Une conversation stratégique pour évaluer où vous en êtes et ce qui ferait vraiment sens pour votre organisation. Sans pression, sans engagement ; juste une perspective externe sur votre réalité.
Article rédigé par
Julie Duhamel
Certifiée INSPQ pour l’analyse des risques psychosociaux.
Certifiée comme formatrice pour les cours obligatoires de la CNESST pour les comités SST et le représentant SST.

